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J’ai donc pratiqué le samedi après-midi et le dimanche matin sous la direction de Marie Christine Verne, CEN 5è dan.

Je vais être franc. Au départ, déçu par la mentalité de certains cadres de la fédération, je suis venu à ce stage avec quelques appréhensions. L’article intitulé « de déception en déception… » traite de mon mécontentement, si cela vous intéresse, n’hésitez à aller y jetez un œil et à partager vos impressions.
Alors je ne vais pas critiquer la fédération etc…pour la bonne et unique raison que j’ai décidé de ne plus le faire (ou en tout cas d’essayer de ne plus le faire). Je ne désire pas m’attacher à des choses aussi simplistes que des querelles sans importances qui, je trouve, sont suffisamment présentes au sein de notre art.

Sachez que si vous vous attendez à un compte rendu, vous allez être plutôt déçus, car au lieu de dire on a fait telle ou telle technique, je vais juste poser le thème du stage, son idée directrice; puis ensuite parler de mes impressions et ressentis personnels.

Le thème proposé par la fédération et par Marie-Christine était : Aïte et Tori, même pratique.

Le samedi après-midi, l’entrainement était ciblé sur une pratique du corps axée sur un travail de respect et d’intégrité de chacun, mais aussi de travailler dans un domaine haut et bas (tête, épaules, corps etc…).

Même si techniquement cette forme de corps n’est pas ce que je recherche, je dois avouer que le côté sympa, l’échange sincère avec les autres et tout simplement la pratique joyeuse sans heurts ni blocage a été quelque chose de positif à retenir. Cela change des blocages intempestifs et inutiles, des blessures et des manquements à l’esprit de l’aikido. En cela, j’ai apprécié le stage, même si parfois la technique m’a laissé quelque peu perplexe ou du moins a suscité chez moi quelques interrogations.

J’ai préféré le dimanche matin car étant que 9 pratiquants sur un stage de ligue, on a pu avoir un cours vraiment différent. Chaque pratiquant a pu démontrer un morceau de préparation que chacun essayait de réaliser.
Ensuite vint la construction du cours. Par groupe de deux ou trois, chacun choisissait une pratique toujours centrée sur l’idée : « aïte et tori, même pratique ».

Travaillant avec Sidney et un autre pratiquant, il fut difficile pour nous de construire un cours avec des étapes. L’écriture de certains mots clés voulus par la CEN afin de structurer ce sur quoi on voulait travailler a été quelque chose de compliqué à cause d’une raison toute simple qui tient en une question : comment structurer un cours d’aikido (pratique ayant un fonctionnement non cartésien à la base) mais de façon très cartésienne genre « éducation nationale » ?

Mettre des mots sur des notions déjà difficilement descriptibles et qui en plus dans notre langage français limitatif n’ont pas d’équivalent en japonais (langue agglutinante basée sur des notions globalité et de concepts - soit à l’opposé de la langue française surchargée de thèmes, de descriptions et de détails).

Avec Sidney on s’est attaché à travailler sur la recherche de la sensation juste (travail sur le relâchement etc…), d’abord yeux fermés puis yeux ouverts, rechercher le point de contact et réagir en un seul temps, la technique ayant toujours le même rythme etc… je dois avouer que les exercices ont décontenancés tout le monde.

Bien que la pédagogie de Marie Christine n’est pas ce que je recherche et que sa pratique ne va pas dans la direction dans laquelle je souhaite m’engager - la chose à retenir est que malgré pleins de petits détails déroutants, la pratique m’a satisfait dans l’ensemble pour la bonne et simple raison que nous avons tenté de rechercher et d‘avancer ensemble.























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