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Etant malade depuis le début de la semaine, je ne suis pas allé pratiqué au dojo depuis lundi soir. Néanmoins, de mon côté je tente de pratiquer, ou du moins de rechercher par l’analyse de textes, de vidéos et d’images.
Je teste aussi des principes sur moi-même, en pratiquant des exercices assez simples, je rajoute à cela quelques instants où je pratique la méditation. Cela me permet de garder contact avec ma recherche et la pratique en général.

Je vais profiter du temps passé à la maison afin de me faire une petite interview. Ne voyez pas cela comme une marque de vantardise, m’auto-questionner me permet de savoir simplement où je vais. Bien avant ce blog, c’est un exercice que je m’amusais à faire afin de garder une trace de mon mode de pensée du moment et après avoir consulté mes anciens questionnements, je me rends compte que j’ai changé sur de nombreux points.

Q : Depuis quand pratiques-tu l’aikido ? 

Depuis 9 ou 10 ans. Je ne vais pas détailler tout mon parcours car il est bref et sans grand intérêt. J’ai découvert l’aikido en 2002 au dojo rochelais. J’ai arrêté deux ans après puis j’ai repris en janvier 2008 à l’âge de 17 ans. Depuis je continue à chercher, c’est tout.

Q : Tu as crée un blog qui s’appelle Kanbu Aiki, à l’instar de Léo Tamaki, 
ou d’autres pratiquants qui ont créés également un blog sur leurs 
recherches martiales. Est-ce un effet de mode ? Quelle est la raison 
de cette création ?

C’est assurément un effet de mode vu que le concept s‘est étendu sur d‘autres disciplines et via des pratiquants qui commencent à avoir une certaine notoriété dans le monde du Budo.
J’ai crée le blog Kanbu Aiki afin de pouvoir exposer mes recherches, mes pensées de l’instant. Je veux partager mon travail avec les autres via Internet et pas seulement sur le tatami. Je suis quelqu’un d’assez discret et mis à part avec Sidney - l’un de mes amis du dojo dans lequel je pratique - je n’ai pas l’occasion de partager lors de discussions animées le fruit de mes recherches. Le blog sert juste à divulguer mon mode de pensée, ma vision des choses.

Q : Penses-tu que tes recherches peuvent intéresser quelqu’un, malgré le fait que tu n’es pas connu en dehors de ton dojo ? 

À vrai dire je ne sais pas si ce que j’écris à du sens pour d’autres personnes hormis moi-même. Toutefois, je veux juste donner, je n’attends rien en retour. Si quelqu’un veut s’emparer de quelque chose dans ma pratique, un détail qui peut le faire avancer, que cette personne le prenne. Je ne recherche pas la notoriété. La seule chose que je me dis c’est que si quelqu’un se sent comme moi à un instant T de sa vie de pratiquant et qu’en lisant mes articles pense : « tiens, j’ai déjà vécu ça » ou « c’est pas mal, il y a des idées constructives » ou même « c’est nul, ça sert à rien », alors j’estime que j’aurais apporté quelque chose à quelqu’un.

Q : Parles-nous un peu de tes recherches , elles se centrent autour de quoi ? 

Pour être franc…autour de rien en particulier. Ou du moins, je n’ai pas véritablement trouvé le centre de mon travail. Mes idées sont : pouvoir faire un mouvement naturel sans force ni tension, contrôler sans faire mal, effacer mon égo. La dessus j’articule ma pratique sur la recherche du corps, comprendre ses mécanismes subtils et les dépasser.

Q : Tu peux nous donner des exemples précis ? 

Sur le blog Kanbu Aiki, j’ai parlé du travail de la structure du corps et que le mouvement de chaque technique ressemble au mouvement d’un atome. Je vois l’être humain comme un microcosme et chaque mouvement d’aikido doit fonctionner selon moi comme un mouvement naturel mû par des lois universelles. C’est un concept long à expliquer, c’est pour cela que je recherche dans cette direction. Toutefois la technique ne doit pas être un moyen de destruction mais une fusion, et cette fusion on l’atteint et ajoutant divers éléments dans son propre corps et en adaptant ces éléments lors de la rencontre avec l’autre. Je ne suis que dans le début de mes recherches, en donner des exemples précis alors que moi-même je ne les maîtrise pas, reste dangereux.

Q : Pourtant c’est quelque chose que tu as fait ? 

J’ai tenté d’expliquer ce que je ressentais dans mon corps et dans quelle direction je souhaite m‘engager. J’en ai parlé car je souhaite ardemment amener les gens vers autre chose, ou du moins tenter de montrer qu’il existe une infinité de chemins très intéressants à suivre. Je ne crois pas avoir parlé de détails techniques et si je l’ai fait, il se peut que je considère mes propres explications comme obsolètes dans quelques temps.

Q : Tu sembles intéressé par le travail aux armes ? Peux-tu nous en parler ? 

Alors…Tout dépend du travail. Par exemple, j’ai commencé en prenant les formes du travail aux armes de Saito Senseï. Je les vois comme un tanren, un moyen de forger le corps. Mais ce qu’il m’intéresse c’est de dépasser le cadre du kata, de dépasser la forme et d’inclure dans ces mouvements quelque chose de nouveau. Un changement de position infime qui amène à une autre sensation corporelle. Par exemple si je prend une position je ressens une tension; c’est un message à décrypter. Mon idéal c’est de transformer mon corps pour que la tension disparaisse tout en respectant ce que je nomme « principes de base communes à toutes les écoles d’armes » : zanshin, centrage, metsuke, ma ai etc…la liste est longue. Parfois la forme reste la même de l’extérieur, mais dans mon corps il y a eu des changements énormes.

Q : Tentes-tu d’appliquer ce travail dans les techniques à mains nues ?

Bien sûr. Il y a eu des changements importants sur la forme et le fond de ma pratique. C’est un travail long et difficile, car j’essaie de m’approprier les principes, technique après technique. Ce qui a facilité le travail c’est que les techniques ont parfois des principes communs donc l’apprentissage s’accélère car on perd moins de temps, on se concentre sur d’autres principes qui se dévoilent au fur et à mesure.

Q :  As-tu des références en particulier qui t’ont fait atteindre cette direction 
dans laquelle tu t’engages ?

Pas des références directes. En réalité ce sont des rencontres avec certaines personnes et des purs hasards qui m’ont amené là où je suis. Je ne suis pas la copie de quelqu’un même si des gens ont influencé par leurs actes ou leurs enseignements mon parcours. Parfois même ce sont des erreurs qui ont déclenchées un mécanisme d’apparitions de nouvelles pistes à explorer.

Q : Et tes envies pour l’avenir ? 

Je souhaite que les gens trouvent ce pourquoi ils sont faits, et qu’ils trouvent dans leur pratique quelle qu’elle soit une source de bien-être et de réconfort.

Tag(s) : #Découvertes-Reflexions, #Arts martiaux

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