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il est important d'être conscient de soi de savoir pourquoi vous faites les choses que vous faites. la conscience de soi est le processus d'avoir une perception claire de votre personnalité, y compris les forces et les faiblesses, les pensées, les croyances, les motivations et les émotions.
il est important d'être conscient de soi de savoir pourquoi vous faites les choses que vous faites. la conscience de soi est le processus d'avoir une perception claire de votre personnalité, y compris les forces et les faiblesses, les pensées, les croyances, les motivations et les émotions.

J'avais brièvement expliqué ma démarche d'introspection dans un article précédent. La lecture de mes anciens articles me faisant parfois sentir ridicule par mon incapacité à reproduire physiquement mes propos, ainsi que par l'arrivée à une sorte de tournant où je faisais face à mes limites, à un mur infranchissable dans ma progression où mes efforts ne semblaient pas porter leurs fruits.

Le fait de faire cette démarche me fait parfois du mal car s'avouer à soi-même que l'on est comme embourbé, coincé quelque part sans trop savoir où l'on a mis les pieds est quelque chose de difficile à supporter. De même que s'être illusionné et ensuite avoir retrouvé un semblant de vision sur son propre niveau, ses motivations et sa pratique rend la chute encore plus violente.

Bien entendu cette sensation ne m'a pas quitté et j'éprouve aujourd'hui le besoin d'expérimenter afin de retrouver cette sensation de progrès, d'apprentissage de nouvelles choses. Je me sens parfois comme un débutant et les frustrations d'hier ne sont plus celles d'aujourd'hui mais elles sont bien plus vives car j'ai le sentiment d'avoir perdu mon temps. Néanmoins, m'atteler à cette démarche d'introspection est un mal nécessaire.

C'est à cette tâche que je consacre mon entraînement personnel, faire par la pratique une introspection sur ce que je souhaite devenir en aïkido. Cela peut donner à sourire, mais ça reste hélas la seule chose qui me stimule aujourd'hui, la pratique dans le dojo n'étant que le lieu où je mets - à petites doses – en application mon entraînement personnel quotidien.

Au delà de la pratique technique, une introspection sur ma méthode d'enseignement s'est également présentée à moi – pas de manière douce mais comme une gifle reçue en pleine figure me laissant sur le carreau. En effet, il y a quelques jours j'ai construit un cours d'armes tout simplement....lamentable.

Le terme « laborieux » est resté collé à mon front pendant tout le cours et même aujourd'hui j'éprouve cette frustration à ne pas avoir réussi à amener les gens là où je le voulais, ni à créer un climat de pratique adéquat et intéressant.

Me concernant, je suis quelqu'un qui m'impose une certaine rigueur, mon but étant d'amener les gens à travailler sur eux-mêmes et à chercher à aller plus en avant...

J'en ai discuté avec mon enseignant, qui m'a dit qu'il fallait souvent revenir aux bases car les gens oubliaient vite mais que le fait que je me pose des questions sur ma manière d'enseigner est selon lui une bonne chose et prouve que je suis un bon enseignant.

Dans un sens je suis d'accord pour revenir aux bases de temps en temps, mais comment amener les gens à progresser si on leur montre toujours la même chose et les mêmes exercices ? D'une part cela me lasserait parce que cela ne permettrait pas aux gens d'avancer et qu'ils seraient juste des consommateurs de techniques venant dans un dojo non pas pour se former humainement et techniquement mais juste pour faire quelques mouvements simples comme on irait faire des étirements ou courir pour la forme.

C'est alors que je me suis rendu compte que la majorité des gens ne recherchaient tout simplement pas les mêmes choses que moi, que leurs motivations étant bien différentes et que sur l'ensemble d'un groupe, peut être un ou deux ont la motivation que j'ai aujourd'hui à pratiquer. Peut être aussi que parmi eux, un fera les mêmes démarches c'est à dire, progresser et s’entraîner dans son coin, lire des livres techniques, regarder et analyser des vidéos, expérimenter etc...

De plus, le fait de donner des cours ponctuels dans un dojo qui n'est pas le mien est une chose en soit dans le sens où cela me permet d'avoir de l'expérience dans la transmission mais reste aussi une mauvaise chose car ce que je propose ne sera que travaillé dans le cadre d'un cours ponctuel et non régulier et encore si l'ambiance est propice.

Aujourd'hui j'estime avoir une certaine expérience de la pratique, que je la connais dans la forme visuelle mais que mon niveau n'est pas correct pour ne pas dire insuffisant dans l'application de cette pratique, c'est à dire par exemple que faire ikkyo sur un débutant complet sans forcer ou appliquer kokyu nage sur quelqu'un de non conciliant est aujourd'hui infaisable pour moi.

En tant qu'enseignant, j'arrive à expliquer à un partenaire à la fois lorsque je travaille avec lui, que j'arrive à l'amener à la fin de l'exercice à une certaine forme de progrès et qu'il arrive à comprendre mais que prendre un cours en main avec plusieurs individus et arriver à leur apporter ce dont ils ont besoin de manière individuelle est quelque chose que j'arrive pas encore à bien mettre en place.

Tag(s) : #Autres, #Arts martiaux

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