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Je reviens juste d’un cours d’aikido au dojo intercommunal d’Aigrefeuille d’Aunis. Alors non je n’ai pas pratiqué, juste regardé. C’est un dojo dont l’enseignement est issu de la pratique de Hikitsuchi Senseï, un proche élève de O’Senseï.

Je vais tâcher de vous détailler mes ressentis sur le cours qui a duré plus de deux heures.

Lorsque je suis entré dans le dojo, le cours avait déjà débuté, je ressentais déjà le côté chaleureux de la pratique, quelque chose de serein, de détendu et de souriant.
Le cours était axé sur le 1er kata de l’école Katori Shinto Ryu (école de sabre remontant au 15ème siècle si mes souvenirs sont bons). C’est une pratique à la fois sobre et complexe, l’idée première est - comme toutes ces anciennes écoles - de vaincre l’adversaire, être hors de portée de son sabre. J’ai comme revu dans les gestes et la précision l’école de iai Sui o ryu que j’ai déjà eu l’occasion d’admirer. On sent que la technique vient d’une autre époque. Petit point négatif, quelques jeunes adolescents un peu bruyants et déconcentrés.

Au niveau de l’aikido, la pratique diffère légèrement de ce que j’ai appris. La règle « ne pas regarder » correspond - du moins à ce que j’ai compris - à la mise en application d’un regard englobant l’adversaire et l’environnement et non à une totale absence de présence et de vigilance. Au contraire, c’est être présent, mais en globalité, ne pas se focaliser sur quelque chose mais tout englober.

Venons-en à la pratique du bojutsu qui a suivie; cette pratique s’effectue seul, et le senseï a expliqué que Maître Hikitsuchi aurait codifié (à la manière Saito Senseï et d’autres) des katas afin de faciliter l’apprentissage, la pratique des armes n’ayant jamais été codifiée par le fondateur. Apparemment, ce dernier prenait une arme et pratiquait, laisser couler son imagination et ses ressentis.

L’idée n’est pas frapper ou de piquer mais de travailler la liberté sur le corps. Le travail des hanches, quelque soit la pratique (armes, aikido etc…) est très présent, peut être encore plus explicité que dans l’enseignement que j’ai reçu.

Les formes de préparation et d’échauffement sont semblables aux miennes avec des variations. Le relâchement est de mise, ainsi que le travail du souffle. Le salut est quelque chose qui m’a touché, après une brève méditation, une sorte « Om » lent est profond (semblable aux prières shinto) est sorti du senseï. Là où j’ai été intrigué ce fut lorsque je senti mon corps vibrer sous ce bruit si singulier qui enveloppait la pièce et me prenait au creux de l‘estomac. Ensuite l’enseignant salua, frappa dans ses mains et s’inclina devant le portrait de O’Senseï, puis se tourna vers ses élèves, lança le mot « Rei » puis les salua. Il les invita à se lever (en japonais, il a dit Kiritsu : levez-vous) puis les salua de nouveau.
Ce fut un moment très solennel. Intrigué par ce cours, j’ai décidé d’y retourner jeter un œil et de demander des renseignements.

1er kata de l'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu que j'ai eu l'occasion de voir ce matin.

1er kata du bojutsu du fondateur.

Tag(s) : #Arts martiaux

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