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Oyo waza, une nouvelle découverte.

Je ne possède pas beaucoup de livres sur l’aikido, mais m’intéressant à la pratique de maître Morihiro Saito et de son courant « iwama ryu », je me devais d’avoir au moins un livre sur cette pratique.

Ce n’est pas une pratique que j’ai eu l’occasion de véritablement expérimenter auprès d’un professeur; néanmoins j’ai eu quelques brefs échanges avec Philippe Voarino sur son site (voir colonne « LIENS »).
Il m’est arrivé également d’en parler avec certaines personnes ayant déjà pratiqué avec des experts de cette école, et j’ai eu quelques petits retours intéressants afin d’enrichir mes connaissances et m’incitant à continuer ma propre recherche personnelle.

Ce fut donc une petite présentation qui m’amène à vous parler de ce qui va suivre. Il y a quelques jours, je suis tombé au hasard sur une page du tome 2 de la série « takemusu aikido » écrite par Saito Senseï.

Parmi le nom d’une technique figurait la mention « oyo waza ». Ne connaissant pas ce terme, j’ai fait quelques petites recherches sur internet et dans mon encyclopédie sur les arts martiaux.

Ce que j’ai découvert peut donc intéresser d’autres pratiquants en mal d’informations sur leurs disciplines.

Oyo waza désigne les applications techniques contre un ou plusieurs adversaires sans de grandes variations techniques. Cette notion est à différencier du « henka waza » qui désigne les variations pures et simples d’une technique ou d’un kata.

Je m’explique. Prenons la technique shiho nage* sur katate dori* et sur le niveau de travail hanmi handachi*. On connait donc la forme omote* et la forme ura*. La forme ura est considérée comme un oyo waza (c’est-à-dire, une application technique légèrement différente de la forme de base). Si on prend par exemple cette technique dans un contexte où seule une application différente de la forme de base peut être appliquée, c’est oyo waza. On pourrait donc qualifier les formes ura dans cette catégorie de technique où en dehors du tai sabaki*, la forme de la technique reste inchangée.
Pour essayer de schématiser un peu, les applications techniques (oyo waza) peuvent se mettre en place grâce à plusieurs facteurs :
- présence de plusieurs adversaires au lieu d’un seul
- du terrain (sol glissant, manque de place etc…)
- de la distance
- de la vision, du gabarit du partenaire etc...

Une variation (henka waza) pourrait se traduire sur cette même technique par exemple, par une autre finalité technique, l’ajout d’un atemi supplémentaire. Pour mieux détailler cela, je vous invite à regarder la vidéo des kumitachi de Saito Senseï (voir ci-dessous) qui en plus de démontrer les kumitachi, en montre tout un panel de variations différentes. Ces mêmes variations peuvent également s’appliquer sur certaines techniques de Taïjutsu.

C’est en combinant les kihon (techniques de base), les oyo waza (techniques d’applications) et les henka waza (variations techniques) ainsi que des kaeshi waza contre-prises), que l’on arrive rien qu’avec 5 immobilisations de base et 5 techniques de projections à un ensemble de milliers de techniques différentes adaptables en toutes situations. C’est-ce qui fait la richesse de notre discipline.

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LEXIQUE

Shiho nage : de shi (4 / quatre), de ho (direction) et nage (projection). technique qui vise à couper dans les quatre directions. c'est une technique de projection reposant sur la pratique du sabre.

katate dori : saisie du poignet.

hanmi handachi : niveau de travail où le défenseur est à genoux et où l'attaquant est debout.

tai sabaki : déplacement du corps.

omote : positif, forme intérieure.

ura : technique négative, forme extérieure. Ces techniques commencent en passant à l'extérieur du partenaire alors que les techniques omote font généralement passer devant le nœud de ceinture du partenaire, vers l'intérieur.

Tag(s) : #Découvertes-Reflexions

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