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Réflexions sur la pratique : le principe unique, le creuset de toutes les pratiques, la source des arts martiaux. Partie 2

Ce que je nomme le Principe Unique représente la source des arts du corps, adaptés ou non pour le combat. C’est un art où le corps et l’esprit sont un.

Comme je l’ai dit précédemment dans mon premier article sur les réflexions, de grands maîtres issus de différentes disciplines parlent de cette source qui, lorsqu’elle est connue et maîtrisée, permet de s’adapter à toutes les situations et d’augmenter la capacité d’assimilation d’autres techniques (martiales ou artistiques).

On peut y désigner Morihei Ueshiba pour l’aikido, Yagyu Munenori et Miyamoto Musashi pour la kenjutsu, Hironori Otsuka pour le Karaté Wado-ryu qui - en deux ans, je crois - à réussi à maîtriser le cursus du karaté shotokan après avoir obtenu un menkyo kaiden en jujutsu après plusieurs années de pratique.

Ces maîtres incontestés de par leurs qualités naturelles et leurs expériences, ont atteint un état où tous les arts faisant appel à l’utilisation du corps et de l’esprit pouvaient être facilement accaparés, grâce à la découverte de la source du Budo, ce que j’ai nommé le Principe Unique ou Grand Principe.

Ce grand principe existe véritablement, cette recherche étant basée sur beaucoup de citations, de comparaisons, de légendes.

Parmi celles-ci nous pouvons affirmer que Ueshiba Morihei au-delà d’être le fondateur de l’aikido était avant tout un spécialiste du bujutsu japonais, maîtrisant le taïjutsu de différentes écoles en peu de temps, ainsi que le travail de la lance et du sabre, et a été reconnu comme étant un calligraphe de talent.

Le Principe Unique est basé aussi sur des capacités d’assimilation des principes fondateurs de la nature. On peut nommer la légende sur la naissance de la voie de la souplesse, où un grand maître vit la neige poussée avec légèreté d’une branche d’arbre qui ne cassait pas mais ployait sous la force de « l’opposant »; ou bien encore l’assimilation des mimiques animales pour la création des techniques du wushu en Chine.

De plus quelque soit la discipline, il y a des principes qui sont immuables : la vigilance, la concentration, la posture, le travail de la respiration etc… ces principes font partie de la source des arts martiaux. De plus, il est également reconnu qu’un maître est capable d’en reconnaître un quelque soit la discipline dans laquelle il exerce. Je pense que cela est dû à la reconnaissance des principes immuables qui régissent les deux disciplines : un maître en calligraphie saura reconnaître la maîtrise d’un expert en cérémonie du thé, tout comme un sculpteur de talent saura reconnaître la beauté d’une sonate au piano.

Cette reconnaissance vient, je pense, que la personne est touchée en elle-même dans son cœur par ce qu’il ou elle voit. On ne parle plus alors d’efficacité au combat mais de sensibilité. Je tiens également à ajouter que les différences de styles tout comme les notions de bien et de mal ne touchait pas O’senseï de son vivant (d’après les témoignages), tout simplement parce qu’il se trouvait probablement au dessus de tout cela, chacun étant libre de rechercher la source qui ne tarit jamais, ce qu’il a nommé : Takemusu Aïki; qui n’est autre qu’une des nombreuses dénominations du Grand Principe,la manière d'être au centre de l'Univers (dixit Ueshiba Morihei).

Je pense que pour tenter de comprendre et de découvrir la source des mouvements d'aikido, de pouvoir - si la possibilité arrive - assimiler d'autres techniques par la connaissance des principes par le biais des katas par exemple, puis s'en détacher et d'arriver à les faire sien. De là vient la spontanéité, être là au bon moment, vivre l'instant présent. Lorsque ce niveau est atteint, alors la forme ne sert à rien, car comme la nature elle bouge, évolue, se déforme pour retrouver un état d'équilibre.

Les écoles n'ont alors plus de raison de se faire la guerre car tous les styles d'aikido malgré leurs apparences différentes suivent la voie de O'senseï tant qu'ils respectent au moins un principe, celui de l'Amour.

Alors que la forme ressemble à une danse digne du kagura mai, ou bien à une forme plus direct axée sur la self défense cela reste de l'aikido. Le chemin pris est différent mais doit permettre d'atteindre la compréhension du grand principe. L'idéal est de trouver sa juste place dans le monde.

Tag(s) : #Découvertes-Reflexions

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