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Stage avec Mickaël Martin - Première Partie

Après plusieurs heures de pratique, je n’en suis pas encore à la moitié du stage que déjà un article apparaît dans ma tête. Ce n’est pas tant les détails techniques qui importent, mais les principes qui les régissent.

Donc, ce matin 9h, après un salut solennel et un « onegai shimasu » général quoique pas très puissant (sans doute la timidité de chacun qui fait cela). La pratique a commencé (de la même façon depuis dimanche) par une préparation avec certains exercices que nous faisait travailler Tamura Senseï. Pourtant j’ai le sentiment que Mickael a pris ce qui l’intéressait et s’en est accaparé. Toutefois, il ne singe pas avec une pratique « copier / coller » de Tamura Shihan. Il fait son propre travail et nous en propose le fruit. Mokuso*, expiration forcée, travail du kokyu*, échauffement avec point d’acupression suivi du travail de ukemi.

J’ai remarqué dans la pratique de Mickaël que, quelque soit la technique, les mouvements de base sont les mêmes. Le travail du relâchement est identique que ce soit aux armes ou à mains nues. Les formes d’entrée ne diffèrent pas totalement finalement, et les ressentis au niveau du corps sont censés être les mêmes. Le plus difficile à acquérir, ce sont justement le placement correct du corps dans l’instant, même sur une saisie fermée, ainsi que cette notion de relâchement ou même la plus légère tension ne doit pas exister. J’en ai fait plusieurs fois l’expérience directe avec Mickaël, notamment sur des éducatifs et cela reste bluffant.

Je vais aussi parler d’un point en particulier qui m’a marqué sur plusieurs techniques effectuées depuis dimanche matin : ikkyo*, nikyo*, kote gaeshi*, shiho nage* sur des saisies ai hanmi* et gyaku hanmi* et qui relate ce que j’ai dit précédemment.
Il y a deux mouvements qui m’ont interpellés : le relâchement du corps de Mickaël lors de la saisie, dès le point de contact, les hanches se relâchent, le corps se recentre; puis vient ce mouvement de rapprochement du coude avec un effet de rotation (le sens déterminera la technique, exemple, vers le haut ce sera ikkyo etc.., vers le bas, kote gaeshi, irimi nage* etc..)
Que ce soit monter ou descendre ou tourner. Il y a toujours cette notion de spirale fait avec naturel. Que cela soit dans un sens ou dans l’autre.

On retrouve en permanence le travail ou il faut « refermer » le corps, le recentrer serait plus exact. Il y a sans cesse cette idée de relâchement. Mickaël nous dit souvent :

« l’absorption du partenaire se fait des hanches, comme lorsque l’on relâche le corps pour ukemi. Le ukemi fait travailler le relâchement entier du corps ».

L’essentiel à comprendre et de ne pas ouvrir, ne pas tourner, ne pas monter ou pousser. Toujours aller tout droit, pas contre l’autre. Cela à l’air facile comme cela, mais après plusieurs jours on commence à ressentir le corps bouger de manière différente, on en oublie presque la pratique du dojo.

Tag(s) : #Arts martiaux

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